Bandol, dont le nom proviendrait de " Bendorium " (extrémité de la ville de Tauroentum), fut classée station climatique le 3 juillet 1923.
La ville a su développer un tourisme de qualité grâce à sa luminosité particulière, son climat tempéré et la sauvegarde des sites naturels.
Les Romains occupèrent le site de Bendorium puisqu'ils nous ont abandonné les fondations de leurs murailles, une statue en marbre et des pièces de monnaies impériales.
Il constituait le secteur le plus à l'est du territoire de Tauroentum.
Mais l'histoire de Bandol commence, réellement, avec celle de la lignée des seigneurs Boyer. Antoine Boyer était issu d'une vieille famille de marchands, guerriers et officiers royaux.
Sa fidélité au roi Henri IV lui valut, en 1596, d'acquérir ses lettres de noblesse, d'entrer en possession du territoire de Bandol et des îles Rousse et de Bendor.
Il obtint l'autorisation de bâtir le fort de Bandol, sur la presqu'île, face à l'île de Bendor appelée, depuis le XVIIème siècle, la pierre précieuse.
Habile commerçant et meneur d'hommes, Antoine Boyer obtint, en 1603, le monopole de la pêche au thon, à la madrague, sur toute la côte depuis La Ciotat jusqu'à Antibes.
Le célèbre tableau de Vernet, peint en 1753, rappelle cette technique d'emprisonnement progressif des thons dans les filets de fond, remontés doucement en surface. Possession des seigneurs de la Cadière-d'Azur et, à ce titre, administré par les consuls de la ville, c'est le 8 janvier 1715 que l'arrière-fief de Bandol, sous l'impulsion de son seigneur François Boyer de Foresta, finit par obtenir la séparation définitive de Bandol et du fief de la Cadière-d'Azur.
En 1751, Bandol reçut de son seigneur, Ange Boyer de Foresta, ses armoiries frappées de l'étoile d'or sur champ de sinople avec pour devise : dux et navigantium securitas.
Si le thon, devenu rare, ne pouvait plus faire la fortune de Bandol, ses terres en cuvette, protégées par les cimes du Gros Cerveau, ondulaient déjà sous les lignes souples des ceps de vigne.
Toute une industrie de tonneau vit le jour et le port de Bandol, au début du XIXème siècle, retentissait du trafic ininterrompu de ses tartanes bourrées, jusqu'au pont, de barriques de vin.
Le phylloxéra, le chemin de fer, la surproduction chronique obligèrent les viticulteurs à produire un vin de qualité dont l'Appellation d'origine Contrôlée fut reconnue dès 1941.